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Beit - Binah
Niveau : Avancé

Selon la Kabbale, la création a commencé comme un « point central » (Nekoudah Emtzaït), qui s'est ensuite étendu pour former un cercle parfait (Etz Haïm 1). Le mot hébreu pour « point » est « Nekoudah » (נקודה) et sa guématrie est 165.

Remarquez que 165 = 11×15, les guématrias des deux premières et des deux dernières lettres du Tétragramme.


Le Tétragramme est le Nom « essence » de D.ieu, car il signifie « l'Éternel » : D.ieu était, est et sera toujours.

Tous les autres Noms de Dieu décrivent Ses actions ou Ses attributs, mais non Son essence. C'est pourquoi il est interdit de prononcer le Tétragramme tel qu'il est écrit, car nous n'avons absolument aucun moyen de comprendre l'essence éternelle de D.ieu (Guinat Egoz, Shaar Havaïa). À la place, on prononce le nom sacré « A-donaï », qui signifie « Mon Maître ».

Selon le Zohar (Hashmatot, siman 24), les quatre mots impairs de Genèse 1:1 correspondent aux quatre lettres du Tétragramme :
1er mot« Au commencement »913Hokhmahי
3ᵉ mot« D.ieu »"86Binahה
5ᵉ mot« Les cieux »395Groupe Tiféretו
7ᵉ mot« La terre »296Malkhoutה
Total = 913 + 86 + 395 + 296 = 1690 = 26 × 65
26 est la guématria du Tétragramme et 65 est la guématria de « A-donaï », sa prononciation, une signature mathématique cachée !

Les 10 Sefirot
Dans la Kabbale, le Tétragramme représente les 10 Séfirot (lumières divines) utilisées pour créer le monde :[1].
ה ו ה י
Malkhout
(Royauté)
Groupe Tiféret
(Splendeur)
Binah
(Compréhension)
Hokhmah
(Sagesse)
56510

Le plus élevé des 10 Séfirot est appelé Kéter (Couronne). En raison de sa nature sublime et incompréhensible, Kéter-couronne n'a même pas de lettre qui le représente. Il n'est évoqué que par la « couronne » (la pointe supérieure) située au-dessus du Youd (de Hokhmah-sagesse). Pour cette raison, Kéter n'est parfois pas compté comme une Sefirah ; Hokhmah-Sagesse étant alors considérée comme la première Sefira, Keter étant la racine (et Daat-connaissance comme un reflet de l'infini de Keter).

Hokhmah-Sagesse est le commencement de ce qui peut être appréhendé et est représentée par un point. C'est la lettre « Youd », qui ressemble à un point.

La Séfirah suivante après Hokhmah est appelée Binah (Compréhension) et est représentée par la lettre suivante, Hé. Ces deux Séfirot agissent ensemble, comme il est écrit : "L'Éternel a fondé la terre par la sagesse, Il a établi les cieux par l'intelligence" (Mishlei/Proverbes 3:19), une référence à Hokhmah et Binah.

Hokhmah est la sagesse sous-jacente et a priori de l'univers. C'est d'elle que proviennent les racines des axiomes fondamentaux du raisonnement et de l'esprit. Les concepts de nombre et de logique mathématique, les fondements des lois de la physique et de l'intellect — tout cela relève du domaine de Hokhmah. Mais Hokhmah, à elle seule, est trop vaste et trop profonde pour être appréhendée pleinement.

En effet, de nombreux philosophes ont sombré dans la folie ou la dépression en tentant de saisir les racines de l'esprit. Car cela dépasse les capacités de l'intellect humain[2].

Et même dans le domaine scientifique, ceux qui sondent les profondeurs de la physique et s'efforcent d'en comprendre les racines les plus intimes sont souvent frappés par la profonde sagesse qui sous-tend notre univers. Cette perception naît naturellement dans le cœur de tout scientifique sincère. Pour citer le grand physicien Albert Einstein :
« Quiconque est sérieusement engagé dans la poursuite de la science devient convaincu que les lois de la nature manifestent l’existence d’un esprit immensément supérieur à celui de l'homme, et devant lequel, avec nos modestes facultés, nous ne pouvons qu'éprouver de l'humilité... »

« Ma religiosité consiste en une humble admiration pour l'esprit infiniment supérieur qui se révèle dans les infimes détails que nous sommes capables de percevoir avec nos esprits fragiles et faibles. Cette conviction profondément émotionnelle de la présence d'une puissance rationnelle supérieure, qui se révèle dans l'univers incompréhensible, constitue ma conception de D.ieu ».

« Quiconque a vécu l'expérience intense d'avancées réussies dans ce domaine [la science] est ému d'une profonde révérence pour la rationalité manifestée dans l'existence... la grandeur de la raison incarnée dans l'existence... »
Binah-Compréhension
La Sefira de Binah, quant à elle, est le décodage de la lumière divine abstraite reçue de la Sefira de Hokhmah-Sagesse — en une structure mentale compréhensible de faits et d'idées. Tandis que les racines des lumières divines de Hokhmah sont essentiellement incompréhensibles pour l'intellect humain, le rôle de Binah-la Compréhension est d'atténuer l'intensité de ces lumières afin que l'esprit puisse les appréhender, en découvrir les composantes, les définir, les organiser et construire un système mental complet, compréhensible et transmissible aux Sefirot suivantes.

R. Aryeh Kaplan explique :
La 'Hokhmah (Sagesse) est considérée comme le plan fondamental que D.ieu a créé pour faire exister l'ensemble de l'univers spirituel et matériel. Elle est également l'intellect actif que Dieu utilise pour gouverner l'univers. Bien que D.ieu n'ait pas été contraint de créer le monde par le biais de l'intellect, Il s'est lié à ses règles lorsqu'Il créa la « 'Hokhmah ». Il créa ensuite l'homme avec ce même intellect et les mêmes axiomes intégrés. Ceux-ci lui permettent de saisir les principes sous-jacents de la création en contemplant l'œuvre de D.ieu. (C'est d'ailleurs pourquoi l'homme est capable de concevoir l'équation du fonctionnement de l'électron, un fait véritablement remarquable.)

La relation entre la 'Hokhmah (Sagesse) et la Binah (Compréhension) peut être comprise à travers la relation entre l'homme et la femme. Dans une relation humaine, l'homme fournit essentiellement la s emence et la femme le reçoit, le garde dans sa matrice pendant neuf mois, après quoi elle donne naissance à un enfant pleinement développé. De la même manière, la 'Hokhmah-Sagesse consiste en une série de faits que nous pouvons placer la matrice de la Binah-Compréhension afin de développer toute une structure logique. Le paradigme de cela est les mathématiques. Si nous prenons les dix chiffres de zéro à neuf ainsi que quelques axiomes, que nous les plaçons dans le sein de la Binah et les laissons germer, nous pouvons obtenir le corpus mathématique tout entier. La 'Hokhmah-Sagesse pénètre donc et imprègne ainsi la Binah-Compréhension, qui est semblable à une matrice... (Inner Space, Kaplan, p. 58).

Ainsi, la Séfirah de 'Hokhmah (Sagesse) se connecte à Binah (Compréhension).
(Remarquons que l'analogie précédente n'est pas tout à fait exacte. Car si 'Hokhmah peut exister sans Binah, Binah ne peut exister sans 'Hokhmah. 'Hokhmah est plutôt comme l'âme intérieure de la Binah.)

Pour résumer, Kéter (Couronne) est la « volonté », 'Hokhmah (Sagesse) est « l'idée », et Binah (Compréhension) est le « plan ». Ces trois Séfirot supérieures appartiennent au domaine de la pensée. Kéter correspond à la force motrice la plus élevée et la plus intérieure : la volonté. Ainsi, lorsqu'on parle d'un processus, Kéter est la première Séfirah, car la volonté est la première force motrice. Mais lorsqu'on parle de l'actualisation de la volonté, la première révélation est 'Hokhmah-Sagesse ; c'est pourquoi 'Hokhmah est alors comptée comme la première Séfirah, tandis que Kéter n'est considéré que comme une racine[3]

BINAH a pour guématria 67.
Intéressamment, les trois guématrias de « ET BINAH » (ובינה) sont:
ובינהGuématria standard=73
ובינהGuématria ordinale=37
ובינהGuématria petite=19
 
Ces nombres constituent la série de la sagesse, c'est-à-dire les trois guématrias de 'Hokhmah (Sagesse) lui-même.
Ainsi 37×73=2701 suggère également « 'Hokhmah (ordinale) × et Binah (standard) », ou l'inverse.

Ceci est en effet très intéressant. D'autant plus que la lettre Vav (ו), qui signifie « et », représente la connexion. C'est précisément le rôle de Binah : relier des points pour former des formes, des structures, des dimensions et des significations à partir de la 'Hokhmah (Sagesse), dont les éléments constituent les points ou les briques fondamentales.

(Remarquons également que, selon la Kabbale, il existe 32 « Sentiers de la 'Hokhmah-Sagesse » et 50 « Portes de la Binah-Compréhension ». Or, 32 + 50 = 82, la petite guématria de Genèse 1:1. Étonnamment, Genèse 1:1 se divise en deux parties : les trois premiers mots ont la petite guématria 32 et les quatre suivants, la petite guématria 50, correspondant sans doute aux 32 sentiers et aux 50 portes de 'Hokhmah/Binah.)

Alors que 'Hokhmah est représentée par le nombre 1, l'Unitaire, ou un « point », Binah marque déjà le commencement de la pluralité et est représentée par le nombre 2. C'est à ce niveau que les formes et les limites commencent à apparaître.

Pi et √2

Pi définit le périmètre du cercle, la forme parfaite ultime, au-delà de la portée humaine, qui possède une infinité de côtés et d'angles.

Observez comment Pi peut être calculé exclusivement à l'aide du nombre 2 (formule de Viète). Il n'existe aucune autre formule connue permettant de calculer Pi en utilisant un seul nombre autre que 2.


En utilisant les axiomes fondamentaux des mathématiques et de l'intellect fournis par la 'Hokhmah-Sagesse, Binah, représentée par la lettre Beit = 2, construit la constante Pi.

Intéressamment, les 6 premiers décimales de √2 = 1.414213562373...
Digit Sum = 4 + 1 + 4 + 2 + 1 + 3 = 15= guématria de Yud (10)+Hé (5)='Hokhmah et Binah dans le Tétragramme
Somme des chiffres2 = 42+12+42+22+12+32 = 47= petite guématria de « Nekoudah Emtzaït » (« point central »)
Somme des chiffres3 = 43+13+43+23+13+33 = 165= guématria de « Nekoudah » (point)
Somme des chiffres4 = 44+14+44+24+14+34 = 611= guématria de « Emtzaït » (central)

Pourquoi les 6 premiers chiffres ? Cela fait peut-être allusion à la lettre Vav (= 6) de « ET Binah ». Comme nous l'avons vu précédemment, la 'Hokhmah se connecte à la Binah à travers le Vav, afin de construire et de développer la sagesse-'Hokhmah. (611 est également la guématria de Torah (תורה) qui est enracinée dans 'Hokhmah et Binah[4]).

Encore sur Pi et √2

Quelques liens intéressants entre Pi et √2 :
Comme précédemment, Pi est essentiellement une élégante équation sans fin de la racine carrée de 2

√2=1,414213562373...
Pi=3,141592653589...

Remarquez que les trois premiers chiffres de √2 (1,41) correspondent aux trois premiers chiffres de Pi 3,141.

De plus, Pi / √2 = 2.2214414... (trois « 2 » consécutifs)

Une autre symétrie intéressante[5] entre π et √2 :
La somme des 165 premiers chiffres de π² = 4699 = 2701 + 1998
(ceux-ci se répartissent en : 82 premiers = 2701 et 83 suivants = 1998))

La somme des 165 premiers chiffres de (√2)² = 4699 = 1998 + 2701
(ceux-ci se répartissent en : 82 premiers = 1998 et 83 suivants = 2701)
(C'est en effet très intéressant !)
Remarquez également que la séquence 1658382 apparaît pour la première fois à l’indice 3773-611 de π (Hevel [souffle] = 37 / Hokhmah [sagesse] = 73 de la Torah = 611) :
le nombre 1658382 apparaît en premier au 3773611ᵉ chiffre décimal de Pi
31531531677389535944165838280601871300646360693
 ^ <-- 3773611ᵉ chiffre


À noter également : les 37 premiers chiffres de √2 ont pour somme 165

π et √2 établissent tous deux des frontières.

π est lié au saint Nom Sh-addaï (ש-די = 314, tout comme π commence par 3,14...), qui fixe les limites de la création (voir la section « 6 jours et le Shabbat »).

√2 est lié à de nombreux concepts. √2 commence par 1,41..., et 141 est la guématria de Éfès (אפס, « néant »), une allusion à Kéter, la plus élevée des Séfirot, qui correspond au « libre arbitre ». 141 est également la guématria de Mitsva (מצוה, « commandement »). En effet, une mitsva est la manifestation du libre arbitre. La mitsva définit également des frontières de la structure spirituelle, c’est-à-dire les limites des commandements.

La lettre d’ouverture « Beit » (de Bérésheit) est liée à Binah. La lettre Beit, en tant que première lettre de la Torah, est également liée à Kéter. Elle constitue la couronne de Résheit (« commencement »), qui correspond à Hokhmah (la sagesse) (voir la note[11]). La guématria du Beit écrit en entier (בית) = 412

412 apparaît pour la première fois dans √2 à partir du 141ᵉ chiffre :
le nombre 412 apparaît en premier au 141ᵉ chiffre décimal de √2
9248360558507372126441214970999358314132226
 ^ <-- 141ᵉ chiffre

Expliquons cela un peu plus en détail be'H.

Nombres figurés de Genèse 1:1

Genèse 1:1 contient 28 lettres.

Le nombre 28 est à la fois un nombre figuré triangulaire et rectangulaire.


 
En formation triangulaire :
Youd au centre=Nekoudah (Hokhmah-sagesse)
Triangle intérieur=611 = Torah/Emtzaït
Triangle extérieur=2080 = 2+080=82 somme des milliers

La formation triangulaire semble faire allusion à la sagesse (Youd), la Torah, et la parole pour créer le monde (82 = Peh-Beth, « Peh-Beit », symbole de la parole ; voir les sections « Souffle de Vie » et « Première Lettre »).

En formation rectangulaire :
Rectangle intérieur=802
Rectangle extérieur=1899

Le nombre 802 est lié à 703, car 82 et 73 sont des nombres importants et omniprésents dans Genèse 1:1. On retrouve ailleurs ce phénomène du zéro supplémentaire, par exemple 271/2701 ou 541/5401, où 2701 est le point médian de 5401. Apparemment, le zéro (Éfès) symbolise le néant de Kéter / Ein Sof agissant en arrière-plan. 1899 semble lié à 1998 (mêmes chiffres).

À première vue, 802 semble être Peh-Beit, c’est-à-dire 80-2, la parole servant à créer le monde. Cependant, en zoomant sur ce rectangle intérieur de 802, on remarque qu’il se divise en 65 et 737. Ce sont deux nombres importants. Il semble que la Torah ait ajouté une explication supplémentaire !



65 correspond à « A-donaï » et 737 est lié à Sh-adaï, qui signifie : « Celui qui a dit à Son monde : assez ! » (voir section : « 6 jours et Shabbat »), c'est-à-dire l'établissement de limites et de frontières. En effet, une forme rectangulaire est quelque chose qui ne s'étend pas, mais qui contient et ne « négocie » pas ; c’est une forme fixe, une boîte.

Dans le Talmud :
« Je suis E-l Sh-adaï (D-ieu), Je suis Celui qui a dit au monde "Daï !" (assez) » (Haguiga 12a).

Commentaire du Maharsha : « D-ieu a joint l'attribut de justice à l'attribut de miséricorde... car la création s'étendait selon les traits de D-ieu qui sont infinis. D-ieu les a restreints et délimités... afin que le monde ait des frontières spatiales adaptées aux récipiendaires (nous) qui sommes des êtres physiques. »

Et dans l'œuvre classique « Shaarei Orah » (partie 2, neuvième sefira de Yessod) :
"From the Name E-l Sh-adai comes power and divine flow to the holy Name 'A-donai' (Malchut) until it says 'enough'. Therefore, o« Du Nom El Shaddaï proviennent la puissance et le flux divin qui se déversent vers le saint Nom Adonaï (Malkhout), jusqu’à ce qu’il dise : “assez”. C’est pourquoi nos Sages ont enseigné dans le traité Haguiga : “Sh-adaï, qui a dit à Son monde : ‘Assez !’”. Et bien que cela implique, comme il est expliqué là-bas, que le monde était en expansion jusqu’à ce qu’Il dise “assez”, le sens intérieur principal est que le Nom E-l Sh-adaï est celui qui procure la subsistance à chaque créature et transmet ses bénédictions à A-donaï jusqu’à ce qu’il dise “assez”... »

Ainsi, 737 fait référence à l'établissement et à la fixation des frontières physiques de notre univers. L’espace, le temps, la matière, l’énergie, les lois de la physique, etc., tout cela est déterminé par Shaddaï, béni soit-Il (selon la connaissance issue de Hokhmah et de Binah). Sh-addaï correspond également à la 9ᵉ Séfirah, Yessod, dont les lumières soutiennent le monde dans une juste mesure, adaptée à la capacité des récepteurs. Sans Yessod, il n’y aurait pas de monde, et le monde a été créé afin que D.ieu puisse accomplir des Guemilout ‘Hassadim (actes de bonté et de bienveillance).

65 est la guématria de « A-donaï », la prononciation du Tétragramme. Ce saint Nom correspond à la Séfirah de Malkhout (Royauté), la dernière des 10 Séfirot. Malkhout correspond à la « bouche » dans l’image divine. Ainsi, c’est de cette Séfirah que provient la parole, après les étapes de Hokhmah (Sagesse) et de Binah (Compréhension) — les 10 paroles de la Création.
    Pour résumer :
  • La formation triangulaire fait référence à Youd-Sagesse, Torah = 611, et 82 (parole de la création initiale).
     
  • La formation rectangulaire fait référence à l’établissement des frontières et des définitions de notre univers, c’est-à-dire au Beit en tant que « maison de la Création »[6] , ainsi qu’au soutien du monde après la Création.
Intéressamment, l'« expansion des lettres » (Milouï) de l’expression « Celui qui a dit à Son monde : “Assez !” » a une guématria = 1899 (voir ci-dessous). Ainsi, la formation rectangulaire fait allusion simultanément aux deux explications. Le périmètre de 1899 suggère l’établissement de frontières, tandis que l’intérieur de 802 = 65 + 737 fait allusion au maintien et à la subsistance du monde.
expansion des lettres de שאמר לעולמו די
(Celui qui a dit à Son monde : “Assez !”)
י ד    ו מ ל ו ע ל    ר מ א ש
ו ל   א ם מ א י מ   י ם ל י
ד ת   ו   ד ו ן ד   ש ף ן
20 434    13 80 74 13 130 74    510 80 111 360
Guématria=737 (première rangée)
expansion des lettres=1899 (total)
deux explications simultanément

Mitzvah (Commandement)

Il existe des indications significatives que ce rectangle fait également référence à des frontières et des limites spirituelles. Cela est logique, car le caractère physique de notre monde est déterminée par son but : le libre arbitre et les mitzvot (commandements). Ainsi, pourquoi avons-nous des parents ? En raison du commandement d’honorer ses père et mère. Pourquoi devons-nous manger, gagner notre vie et subvenir à nos besoins ? En raison des commandements d'honnêteté financière, etc. De plus, après la Création, c'est le rôle de l'homme de puiser l'énergie divine pour maintenir le monde en vie.

L'expansion des lettres (Milouï) du mot « Mitzva » (commandement) est :
expansion des lettres de Mitzvah (מצוה)
ה ו צ מ
הה הה ויו יוד ויו צדי דלת יוד מם מם
20 64 558 160
Guématria=802
Guématria ordinale=248
Nombre de lettres=26

248 = nombre des commandements positifs bibliques
26 = Guématria du Tétragramme

De nombreuses guématrias importantes émergent de l'expansion des lettres[7]. Ainsi, il semble que le rectangle intérieur de 802 puisse également représenter le concept des frontières spirituelles — les mitzvot (commandements). La guématria ordinale du rectangle intérieur est de 248, ce qui correspond au nombre de commandements bibliques positifs (ex. : aimer son prochain, être saint, etc.). Ceux-ci constituent le but essentiel de la création. Car le but principal de la vie n'est pas d'éviter le mal, mais de faire le bien.

Intéressamment, le dernier verset de la section de la Torah « Vous serez saints » a une guématria de 2701. Cette section contient les principes généraux de la Torah, tels que « soyez saints » et « aime ton prochain comme toi-même ». Car tel est le but fondamental de toute chose, et c’est ce qui soutient le monde après la création.

1899, le rectangle extérieur/périmètre semble représenter les frontières spirituelles des commandements bibliques négatifs et des barrières rabbiniques. Ce sont toutes des frontières extérieures destinées à protéger une personne du mal (ex. ne pas haïr, ne pas voler, etc.).

1899 = ארבע רשויות בשבת = « les quatre domaines du Shabbat », c’est-à-dire le symbole par excellence de toutes les frontières des commandements négatifs et des barrières rabbiniques. Un ordre entier de la Mishna s'ouvre sur ces lois (Seder Moed, traité Shabbat), restreignant une personne même lorsqu'elle donne un morceau de pain à un pauvre. Ensuite, un long et très difficile traité (Erouvin) est consacré entièrement à ce sujet. Sans aucun doute, il s’agit de la mitzvah la plus entourée de barrières et de précautions pour tous, hommes comme femmes (fait intéressant, 703 = « Shabbat », comme nous l’avons vu dans la section « 6 jours et le Shabbat »).

Ainsi, nous pouvons peut-être dire que ce rectangle fait également référence aux frontières et aux limites spirituelles, c’est-à-dire à la Mitsvah. En effet, la Séfirah de Malkhout est remplie de Dinim (jugements), c’est-à-dire de limites à ne pas franchir, de commandements — les Mitsvot. La transgression de ces commandements provoque le blocage du flux divin vers le monde.

En effet, le mot hébreu pour Tsadik est צדיק, qui se divise en lettres extérieures קץ et lettres intérieures די. Les deux termes « ketz » (limite) et « daï » (assez) concernent les limites, c'est-à-dire la maîtrise de soi, intérieure et extérieure, qui est la caractéristique du tsadik.

De plus, le premier mot de la Torah ayant une guématria de 802 est « תבת » (tévat), qui signifie « boîte », « caisse » ou « arche ». Ce mot apparaît deux fois dans la Torah : 1) lorsque D.ieu ordonna à Noé de construire l’Arche (Genèse 6:14), et 2) lorsque le bébé Moïse fut placé dans le Nil (Exode 2:3), dans les deux cas afin de préserver le monde. De même, une mitsvah est comparable à l’Arche de Noé : elle protège l’homme contre le mauvais penchant qui rôde à l’extérieur. Chaque être humain est en quelque sorte un monde unique, et la mitsvah constitue l’arche qui lui permet de se préserver.

La Torah orale

La lettre initiale « Beit » fait allusion aux deux Torahs — écrite et orale (Baal HaTourim, Midrash Tanchouma), qui sont parallèles. Selon la Kabbale, la Torah écrite est plus proche de Hokhmah (la Sagesse), tandis que la Torah orale est plus proche de Binah (Zohar, Ets Chaïm).

Intéressamment, si l’on prend les 28 premières lettres de la Torah orale (Michna Berakhot 1:1) et qu’on les dispose en carré, comme pour les 28 lettres de Genèse 1:1, on obtient (voir l’image à droite) :

Remarquons que la Gématrie totale est de 3082 = 67 × 46 (la somme des milliers donnant 3082 = 3+082 = 85 = Peh [bouche], en allusion à la Torah orale). Le rectangle intérieur se divise en 67 × 9 et 67 × 6. Le périmètre est de 67 × 31. Binah apparaît encore et encore.

67×9=בְּנֵי יִשְׂרָאֵל (les enfants d’Israël) et 67×6= יְ-הוָה אֶל מֹשֶׁה (« L’Éternel parla à Moïse »), l’expression la plus fréquente de la Torah.
Ceci fait écho à la division 65/737 dans Genèse 1:1. Car selon la Kabbale, Moïse est profondément lié à « Sh-adaï ». Moïse (345) = E-l Sh-adaï (345). Moïse est le grand transmetteur de la Torah depuis les mondes supérieurs vers le monde inférieur, le canal entre D-ieu et Israël. Il est également le véhicule de la révélation du Nom Havayah (Tétragramme), comme le dit la Torah : « Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob sous le nom d'E-l Sh-addaï, mais par Mon Nom Havayah, Je ne Me suis pas fait connaître à eux » (Ex. 6:3).

67×46 = 2×1541, où 1541 est le nombre-couronne de 541 (Israël). Il semble que 2×1541 représente la couronne d’Israël, autrement dit, celui qui a atteint la maîtrise du « 2 », de la Torah orale et de la Torah écrite.

Cette première Mishna commence ainsi : « À partir de quand récite-t-on le Shema le soir ? À partir du moment où les Kohanim entrent pour manger la Teroumah (à la tombée de la nuit) ... ». Cela fait référence au premier instant du nouveau jour, en parallèle avec Bereisheit, qui est le premier instant du temps dans la création.

« Berakhot » a une guématria de 628 = 2×314 = 611+17 (Torah + petite guématria de Torah). 628 apparaît pour la première fois au 72ᵉ chiffre de Pi (72 = ‘Hessed, bonté bienveillante, le but fondamental de la création). Car tout est inclus dans la mitzva du Shema en tant que racine de tout. Il y aurait encore beaucoup à développer à ce sujet…

Mot de la fin


Selon la Kabbale, les 10 Séfirot (lumières divines) servent d’intermédiaire entre D.ieu et nous. Cela était nécessaire afin que nous ne soyons pas anéantis par Sa lumière infinie, et pour permettre notre service divin. Lorsque les humains observent la Torah, accomplissent ses commandements et l’étudient, un flux spirituel s’élève à travers la chaîne des Séfirot comme un éclair jusqu’à l’Ein Sof (l’Infini) de Keter, qui à son tour redescend des bénédictions, de la sagesse et un flux divin sur la personne ainsi que sur toute la création. Mais lorsque les hommes agissent mal, c’est l’inverse qui se produit : les Séfirot bloquent le passage de la sagesse et du flux divin, et le niveau spirituel du monde décline. Le mal relève alors sa tête hideuse et le mensonge s’élève dans le monde (voir Shaarei Kedoucha, partie 3).

Autre – Symétrie numérique

Une autre disposition importante des 28 lettres de Genèse 1:1 est :



Cette division est importante en raison de la partition numérique 703/1998, et parce que 703 est la somme des milliers de 2701 (2 + 701). Les deux parties contiennent également l’expression « et la TERRE », qui représente le sol, en bas, notre monde physique.

Ainsi, les deux principales divisions de la formation rectangulaire sont :
802+1899=2701 et 703+1998=2701

Observez la symétrie numérique de ces divisions :

1899/703=2,701280227596..
1899/2701=0,703072935949...

Si l’on vérifie 1900/703 ou 1898/703, on n’obtient plus un tel résultat. De même, pour 1899/2701, aucun autre nombre entier ne produit simultanément ce même rapport. Cela rend le phénomène encore plus intéressant, car le nombre 802 est lié à 703 ; tous deux sont liés à 82 et 73 ; et 1899 produit les rapports indiqués, sans qu’aucun autre nombre entier ne fasse de même. Ainsi, pour obtenir de tels rapports, les nombres 1899 et 802 seraient les plus a-priori parmi les divisions possibles de 2701 à n'importe quoi d'autre.

Intéressamment, le rectangle intérieur vaut 802 = 401 × 2, et 401 correspond au mot central de Genèse 1:1. En effet, les deux mots adjacents, Hashamayim (395) et V’et (407), ont pour guématria : 395 + 407 = 802
Ainsi, la division 802/1899 se manifeste également dans les mots eux-mêmes.
Observons : 802/1998=0,401401401401401401401.. (401 répété à l’infini)
(we will see much more on this 401 prime in the section "Central Prime").

(Nous en verrons beaucoup plus concernant ce nombre premier 401 dans la section « Premier central ».) De plus, 1899 semble être une sorte de « super-nombre » dans les rapports et les sommes qui émergent. Par exemple :
1899/611=3,108019639..99% of Pi
1899/73=26,01369..26=Tetragramaton
1998/1899=1,052132701421801..
1899+913=2812=2701+73+37+1 (all factors of 2701)
314/1899=0,165350184..

Ceci semble être une autre illustration des symétries mathématiques de Genèse 1:1

Un regard plus profond – La semence de la Création

Comme précédemment, Hokhmah (Sagesse) est comme la « semence » et pénètre dans la Séfirah de « Binah » afin de « donner naissance », pour ainsi dire. Ainsi, Hokhmah veut que Binah la construise et donne naissance à l'homme spirituel supérieur, qui est Adam, et à son plus haut niveau, Israël[5].

Il est important de noter que ces notions kabbalistiques ne doivent pas être prises au sens littéral. Les Séfirot ne sont en réalité que des noms divins de D.ieu. Néanmoins, nous devons savoir que l’homme est créé à « l’image de D.ieu » et que ce qui nous arrive constitue un « reflet miroir » de ce qui se passe dans les mondes supérieurs, à un niveau qui nous est incompréhensible.

Regardons maintenant où 165, la guématria de Nekoudah (point), qui est comme la « semence/point » de la sagesse, apparaît pour la première fois dans Pi (π). Comme précédemment, 2701 apparaît pour la première fois à la 165ᵉ position dans Pi, et la somme de ces 165 chiffres est égale à 737 (voir la section : « 6 jours et le Shabbat »).

le nombre 165 apparaît en premier au 238ᵉ chiffre décimal de Pi
4612847564823378678316527120190914564856692
 ^ <-- 238ᵉ chiffre

Observez l'histoire de la création qui est racontée ici.
  • 165 apparaît pour la première fois au chiffre 238 = 165 + 73 (Nekoudah de Hokhmah)
  • Avant 165 se trouve 6783. 67 est la guématria de Binah
  • 83 est le point central de 165. La structure 67-83-165 est une construction profonde. Binah (67) définit 83 comme étant le point central de 165 = Nekoudah. Le nombre 83 utilise des définitions tirées du premier verset lui-même avec son kollel, dans une forme semblable à une semence, c’est-à-dire la petite guématria (nous y reviendrons plus tard).

    Il y a une autre allusion ici : 83 = 73 + 10, ce qui signifie que Hokhmah (73) imprègne Binah avec le 10 = Youd, la semence initiale de la Hokhmah.
  • 165 est Nekoudah (la conception, le premier point, l’embryon-semence de Hokhmah et Binah)[3]
  • 271 est la guématria de « Herayon » (grossesse[8]) et le point central de Israël = 541.
  • 1201 est la position du point central de 2701 dans une formation triangulaire de 73 (voir la fin du chapitre : « La 10ᵉ lettre »). Quant au chevauchement du 1 entre 271 et 1201, voir la note[10]
Ainsi, Binah reçoit la semence de Hokhmah et donne naissance aux âmes d’Israël. Tel est le but de la création du monde. En effet, comme le rapporte Rachi au nom du Midrash sur Genèse 1:1 :

« Bérésheit — pour Résheit... [D.ieu a créé le monde] pour le mérite de la Torah... et pour le mérite d’Israël. »

Cela signifie : pour le mérite de quiconque s’avance afin de marcher devant D.ieu et d’accomplir Sa Torah, qu'il soit Juif ou non-Juif à travers les sept commandements des Bnei Noé (les lois noachides)[9].

Kéter – Racine de la Sagesse

Examinons de plus près l’étape entre la conception de la Nekoudah (165) et la grossesse (271). La valeur ajoutée à 165 est :
271 - 165 = 106, soit la guématrie de « Kav/ligne » (קו). Selon la Kabbale (Etz ‘Haïm 1), lorsque le cercle primordial de la création fut formé, un « Kav » (ligne) provenant de l’Ein Sof (l’Infini) pénétra dans le cercle pour l'imprégner de l'âme de vie.

De même, lors de l’union (Yi’houd) de Hokhmah et Binah, un Kav (106) provenant de l’Ein Sof pénétra dans la Nekoudah (165), et le résultat fut la grossesse : 271 = 165 (Nekoudah) + 106 (Kav). Il en est également ainsi dans l’union entre l’homme et la femme. Lors de la conception, l’homme et la femme fournissent la semence et l’ovule, tandis que D.ieu fournit l’âme divine.

Ce « Kav » est transmis par Kéter, qui est la racine de Hokhmah (Sagesse). Kéter est l’interface entre l’Ein Sof (l’Infini) et le reste des Séfirot. (en réalité, même l’Ein Sof est lui-même une création/interface, car D.ieu Lui-même transcende totalement toute parole, toute définition et tout concept.)

Dans Job 28:12, on lit : « Mais la sagesse (Hokhmah), d’où (Ayin, littéralement : du néant) se trouve-t-elle ? Et où est le lieu de Binah ? »

Ce verset fait allusion à Kéter, qui est considéré comme un « néant » (Ayin) en raison de sa nature extrêmement sublime. (Ayin = 61, ce qui est lié à 611 = Torah; Remarquons que : 61 × 611 = 37 271 - Il y a beaucoup à dire à ce sujet…).. C'est de là que provient la sagesse Hokhmah. Car la véritable réalité est totalement intangible et dépourvue de toute forme.

Le Nom sacré associé à Kéter est E-hyé (א־היה), « Je serai », dont la guématria est 21. Le 21ᵉ nombre premier est 73 (Hokhmah), ce qui suggère que Kéter est la racine de la sagesse. En effet, Kéter est la racine de toutes les Séfirot, comme l’indique également : 21 = 3 × 7.
(peut-être que 83 fait également allusion à Keter-Hokhmah, à savoir Keter, la 10ᵉ Sefirah ou la semence de Hokhmah + Hokhmah (73) = 10 + 73 = 83).

Le nombre 21 est également la racine de la Vérité, car : 21² = 441, et 441 correspond à la guématria de « Vérité ». Vérité et sagesse sont intimement liées.

Fait intéressant, le carré de la « grossesse » est :
271² = 73 441   La grossesse représente en effet une expansion. Ainsi, 73 se développe en 73 000. Comment ? Par la manifestation de la Vérité (441) issue de Kéter. La sagesse divine se développe dans le sein de la Binah ; une chose est déduite d’une autre, donnant naissance à la sagesse de l’univers.

21 est également la petite guématria de Nekoudah, et son point central (11) est le deuxième facteur premier de « Bérésheit » :
Bérésheit=913=11×83 (Hokhmah – Sagesse)
Sh-addaï=737=11×67 (Binah – Compréhension)

Remarquons que : 737 = 11 × 67 (Binah) tout comme : Bérésheit = 913 = 11 × 83
Car 737 est comme un second « Bérésheit ». Bérésheit de valeur 913 (Hokhmah) représente la sagesse de la création, tandis que 737 représente l’établissement des limites selon Binah (Compréhension) ainsi que le maintien du monde par le flux divin. La création est un processus continu, et ainsi 737 ressemble à 73 × 37 = 2701.

Dimension Binah de Pi

En regardant les 913 premiers chiffres de Pi (Bereisheit) :

913 premiers chiffres de Pi
Pi=3. 14159265358979323846264338327950288419716939937510
58209749445923078164062862089986280348253421170679
82148086513282306647093844609550582231725359408128
481117450284102
70193852110555964462294895493038196
44288109756659334461284756482337867831652712019091
45648566923460348610454326648213393607260249141273
72458700660631558817488152092096282925409171536436
78925903600113305305488204665213841469519415116094
33057270365759591953092186117381932611793105118548
07446237996274956735188575272489122793818301194912
98336733624406566430860213949463952247371907021798
60943702770539217176293176752384674818467669405132
00056812714526356082778577134275778960917363717872
00056812714526356082778577134275778960917363717872
14684409012249534301465495853710507922796892589235
42019956112129021960864034418159813629774771309960
51870721134999999837297804995105973173281609631859
50244594553469083026425223082533446850352619311881
71010003137838752886587533208381420617177669147303
5982534904287
....
  913 = 165 + 748 = 11×15 + 11×68
913 chiffres : somme = 4 063 (67 somme des milliers)
913 chiffres : somme des carrés = 25 737 (Koh-737)
165 somme des carrés = 4699
748 somme des carrés = 21,038 = 67×314


L'utilisation du GRAND BEIT et de même le fait d'élever au CARRÉ les chiffres de Pi semblent ouvrir un accès à la « DIMENSION BINAH » de Pi.

Les 913 premiers chiffres de Pi élevés au carré ont pour somme :
25 737 (où 25 = « Koh », comme nous l'avons vu dans le chapitre précédent)

Cela se divise en : 165 premiers = 4699 et 748 restants = 21038 = 67×314 (Binah × Sh-adai)
(4699 = 2701+1998, c'est-à-dire la guématria de Genèse 1:1 en utilisant le grand beit=2000 au lieu du petit beit=2)

J'ai montré ceci à Oren Evron et il a répondu : « C'est un écho parfait de 25 737 ! Koh כֹּה représente Malchout, tout comme le réservoir d'en haut fait descendre la bénédiction pour s'accomplir ; cela provient de Binah, en haut, représentée par la lettre ב, le Beit capitale de Binah, 25 étant la moitié des 50 portes de Binah. Ainsi, il semble que 25 737, Koh = Malkhout, s'accomplisse avec la définition finale. L'étape précédente consiste en 67 exécutions de Sh-adaï dans Yessod pour parvenir à l'accomplissement à 913 et le mettre en lumière. »

Il est intéressant de noter que 913 se divise en : 913 = 11×15 + 11×68 où 68 est la guématria de « Haïm » (la vie). J'ai interrogé Oren Evron à ce sujet, et il m'a répondu :
C'est une intuition profonde.

68 n'est pas simplement Haïm (la vie) ; c'est Binah (67+1), lorsque Binah est pleinement enveloppée autour du point central, l'étape précédente était elle-même le Point (c'est-à-dire 11×15=165, Nekoudah).

Il s'agit donc de Binah apportant la Vie via 'Hokhmah qui est le point ultime.

Le 314 fois 67 signifie que Binah utilise le mekif (l'enveloppant), exactement comme la description précédente, cela apporte la vie après avoir conçu la première instance.

C'est un développement, ultimement cela sortira pour apporter la vie à travers l'extérieur, qui reste un intérieur pour la matrice plus grande.

Ainsi, l'analogie est la suivante : chez la femme, tout commence par un point, le spermatozoïde provenant de l'homme. Le principe masculin l'introduit depuis la première couche ; il pénètre en profondeur, mais il ne peut pas, à lui seul, atteindre le noyau le plus intérieur. Cela se fait via le côté masculin de ce qui a été libéré, se frayant un chemin à partir de l'énergie masculine qu'il a reçue de la source, selon les conditions, pénètre finalement dans l'œuf, s'y immergeant totalement, puis Binah commence à le construire.

À la fin du processus, la vie ne vient pas seulement de l'intérieur, mais aussi de l'extérieur à travers un organe différent, situé sur Tiferet et non plus sur Yesod et Malkhout, appelé chad (sein) ou au pluriel chadaïm, (les seins). Il ressemble à un cercle avec un point central, et c'est de ce point central, ou cercle intérieur, que le bébé reçoit les nutriments nécessaires à sa vie.

Tout ceci est une analogie qui fait partie du concept d'אדם עולם (le parallèle homme-monde) : l'homme fonctionne à travers les 10 sefirot, de la même manière que D.ieu les a établies pour le monde. Ainsi, en observant le fonctionnement de ce processus dans nos propres systèmes, nous pouvons mieux comprendre ce qui se passe avec la création et vice versa. « 'מבשרי אחזה ה » (« De ma chair, je verrai D-ieu », Job 19:26) et ainsi de suite. Ce sont des notions très profondes, et dans la Kabbale, elles sont décrites avec des noms appropriés tels que Av אב (père) et אמ (mère) etc., comme tu le sais.

En effet, cela signifie que la division de 83, qui est lui-même le Point Central (CP) de 165, en 11 × 15, représente l'activation de Hokhmah, 15 (י״ה), avec l'énergie et la volonté provenant du 11, pour Keter (la racine des 10 Séfirot), et se prolongeant vers un autre 68 précisément. C'est quelque chose de très objectif et intéressant. Hachem l'a inscrit à l'intérieur de π (Pi).

Il est possible qu'il existe encore d'autres divisions plus profondes que nous devrions identifier. Le fait que tous ces nombres soient des carrés parfaits est également très intéressant, puisque la lettre Beit (ב) est associée à Binah. C'est aussi le seul nombre premier pair, et il évoque la Maison, la construction, etc.

Il faut aussi que je regarde les valeurs régulières. Je dois m'arrêter maintenant, il y a beaucoup de choses à tester et à analyser ici.

Remarquons également que Bereisheit a pour guématria 913, et que ses « lettres précédentes » son 611 (Torah) (voir chapitre : « Pi et Genèse »).
Juste avant le 913ᵉ chiffre de Pi, apparaît « 90428 » :

90428 90428 apparaît juste AVANT le 913ᵉ chiffre de Pi
3598253490428755468731159
 ^ <-- 913ᵉ chiffre

90428 = 22×37×611 (Torah – Souffle / Sagesse de Beit-Binah), (semblable aux lettres précédant Bereisheit = 611).

Sefirah de Daat-Connaissance

Selon la Kabbale, « Bereishit » correspond à Hokhmah, « Bara » à Keter, « Elokim » à Binah, « Et » à Hessed et Guevourah, « Shamayim » à Tiferet, « V’Et » à Netzah, Hod et Yessod, « HaAretz » à Malkhout (Zohar, Hashmatot, siman 24).

Selon le Zohar, les Cieux et la Terre furent créés par le Nom divin א-הוה qui correspond à Daat-Connaissance :
Zohar, Hashmatot, siman 1 - « Au commencement, Elokim créa les Cieux et la Terre » : les premières lettres forment le Nom א-הוה par lequel furent créés les Cieux (Aleph-Hé) et la Terre (Vav-Hé).

Commentaire Matok MiDvash: le saint Nom א-הוה enseigne le secret d’Atzilout. Depuis le Aleph de Keter jusqu’au Hé de Binah, en passant par Hokhmah. De ces lettres furent créés les Cieux supérieurs, qui correspondent à Tiferet, et de l’émanation du Vav-Hé furent créées la Terre supérieure, et de même pour les Cieux et la Terre de notre monde physique.

Saint Nom
בְּרֵאשִׁ֖ית בָּרָ֣א אֱ-לֹהִ֑ים אֵ֥ת הַשָּׁמַ֖יִם וְאֵ֥ת הָאָֽרֶץ
Keter-Hokhmah BinahDaat (Connaissance) א-הוה

L’explication de tout cela est qu’il y eut deux étapes dans la création. La première fut la création des Sefirot elles-mêmes. « Bereishit bara Elokim » : Bereishit (Hokhmah – la Sagesse) créa Elokim (Binah). Ensuite, Binah « donna naissance » aux Sefirot inférieures : le groupe de Tiferet est Malkhout, qui représentent respectivement les « Cieux et la Terre » supérieurs d'Atzilut. La seconde étape de la création fut la création par Malchut des Cieux et de la Terre inférieurs, grâce à la lumière reçue des Sefirot supérieures.

Ces deux « Cieux et cette Terre » sont évoqués dans le double sens du verset (Genèse 2:4) : « Voici les générations des cieux et de la terre lorsqu’ils furent créés, au jour où l’Éternel D.ieu fit la terre et les cieux. » Remarquez que l’expression « cieux et terre » apparaît deux fois, comme expliqué ci-dessus (voir Shaarei Orah, porte 8, avec le commentaire de R. Epstein, pg.693).

Ainsi, l’une des significations de la « Nekoudah » 165 = 11 × 15, à partir de laquelle la création a commencé, est les 10 Sefirot, divisées en Youd-Hé (15 = Hokhmah–Binah) et Vav-Hé (11 = Tiferet–Malkhout), qui constituent la « Place » (Makom) primordiale et la racine de tous les mondes.

Notez que les versets de la création concernant les 6 jours de la création et le 7ᵉ (le Shabbat) font également référence, en parallèle, aux 6 Sefirot inférieures et à la 7ᵉ comme l'écrit le maître kabbaliste, le Ramban :
« Et concernant la dimension intérieure de la chose, les “Sefirot” émanées d’en haut sont appelées “jours”, car chaque parole qui engendre l’existence est appelée un “jour”. Et il y en a 6... Et les paroles créatrices sont au nombre de 10. Car le nom “jour” ne s’applique pas aux premières (les 3 Sefirot supérieures). L’explication de l’ordre des versets à cet égard est sublime et cachée, et notre compréhension en est moindre qu’une goutte d’eau dans le grand océan » - Commentaire du Ramban sur Genèse 1:3
Remarquons également : 913 + 737 = 1650 = 165 × 10
Une allusion à Bereishit (913), le point initial de Hokhmah (la Sagesse), qui se déploie et englobe les 10 Sefirot à travers 737.

Autre fait intéressant : la guématria des 10 Sefirot est :
Keter + Hokhmah + Binah + Hessed + Guevourah + Tiferet + Netzah + Hod + Yessod + Malkhout = 2868
2868 / 913 = 3.1412924... (à 99,99% près de pi)

Soutenir le monde

Les 10 Sefirot sont une sorte d'intermédiaire entre D-ieu et la création. Elles permettent également à donner de l'espace au service divin de l'homme. Lorsqu’une personne accomplit une mitzvah ou étudie la Torah, elle provoque une élévation des lumières divines à travers la chaîne des Sefirot jusqu’à l’Ein Sof, qui en retour fait pleuvoir des bénédictions et de la shefah (flux divin) sur cette personne ainsi que sur le monde entier.

Tiferet et Malkhout correspondent respectivement aux saints Noms Havaïah (Tétragramme) (26) et A-donaï (65).
Groupe de Tiferet=26(Tétragramme)
Malkhout=65(A-donaï)

L’union de ces deux saints Noms donne la guématria importante : 26+65=91

Or, 91 est la guématria du mot Amen. Car, lorsqu’une personne répond Amen — la mitzvah la plus facile (même un jeune enfant peut le faire), et d'autant plus pour d'autres Mitzvot ou l'étude de la Torah, elle provoque l'union de ces deux Saints Noms, ce qui envoie un flux divin vers le haut des Sefirot (c'est la raison de la prière du L'shem Yichud avant les mitzvot). Car, comme après la création, l'homme devient pour ainsi dire un associé de D-ieu dans le maintien du monde.

Intéressamment, au 238ᵉ chiffre décimal de √2 apparaît le nombre 4186 (dans Pi, c'est la première occurrence de 165 comme précédemment).
 
le nombre 4186 apparaît en premier au 238ᵉ chiffre décimal de √2
74534596862014728517418640889198609552329230
 ^ <-- 238ᵉ chiffre

4186 = 91ᵉ nombre triangulaire
À titre d’anecdote, deux 4186 (deux 91ᵉ triangles) se combinent pour former la 31ᵉ Étoile de David, qui contient 5581 points.
Or, 5581 est également la solution de la symétrie suprême dans le système de numération en base-91 (comme nous l’avons vu dans la section « Au-delà du décimal »).
5581 = 737ᵉ nombre premier (le fait que le 737ᵉ nombre premier soit une Étoile de David est vraiment profond !) Ceci fait allusion aux lumières de Sh-addaï, qui reçoit l’influx divin des Sefirot supérieures afin de soutenir la création. (Notons également que 91 × 737 = 67 067, ce qui est intéressant.)

31 est la guématria de E-l (אל), le mot hébreu pour D-ieu. Remarquon que « E-l Olam » (« D.ieu du monde ») possède une grande guématria de 737, comme nous l’avons vu dans la section « Place du monde ».

Peut-être que cette Étoile de David symbolise le soutien de la création. Car, lorsqu’une personne accomplit une mitzvah ou étudie la Torah — c'est-à-dire lorsqu'on s'efforce de se rapprocher de Dieu — cela unit les Noms Havaïah (26) et A-donaï (65) qui apporte le shefa (l’influx divin) de bénédictions et de sagesse depuis l’Ein Sof (l’Infini divin) à soi-même et à la création tout entière.

Selon les livres saints, plus on y met de cœur et de désir, plus on fait descendre de Shefah (flux divin). La volonté d'une personne est son essence la plus profonde et correspond à Keter (couronne). Lorsqu’une personne désire véritablement accomplir une mitzva, ce désir traverse tous les mondes et fait descendre le Shefa (flux divin) vers toutes les Sefirot.

Intéressamment, la première et la dernière lettre de la Torah sont respectivement Beit et Lamed, dont la valeur numérique est 2+30=32. Ensemble, elles forment le mot « Bal » בל, et à l’envers « Lev » לב , qui signifie « cœur ». Les commandements négatifs sont désignés par le terme « Bal » (« ne fais pas »). Lev (le cœur) représente les commandements positifs, comme le dit le Talmud : « D.ieu veut le cœur » (Sanhédrin 106b). En s'abstenant des commandements négatifs et en accomplissant les commandements positifs avec cœur, on fait descendre la Shefah comme précédemment. Plus il y a de cœur, plus il y a de Shefah (flux divin).

Ceci est connu sous le nom: אתערותא דלתתא (Itarouta de-Letata – « éveil d’en bas ») ou מים נוקבין (Mayim Noukvin – « eaux féminines ») provenant de nous, qui suscite אתערותא דלעילה (Itarouta de-Leïla – « éveil d’en haut ») ou מים דוכרין (Mayim Doukhrin – « eaux masculines »). C’est là l’un des principaux symbolismes de l’Étoile de David.

Intéressamment, l'hexagone intérieur de cette Étoile de David, qui constitue la partie principale de l'unification, contient 2791 points = 2701 + 90, où 90 = (צ=Tsadik, le juste). Car, c’est la fonction du Tsadik, appelé « Yessod Olam » (« fondement du monde »), car c’est sur lui que repose le monde (2701).
(Remarque : l’entrelacement de ces deux Noms saints, tel qu’il apparaît dans certains livres de prières, est יאהד-ונהי. Sa guématria est 91, sa valeur ordinale 55, sa guématria réduite (Katan) 28, et sa valeur Albam 913 — tous des nombres significatifs. Certains ouvrages utilisent l’abréviation de deux youds, יי représentant la première et la dernière lettre).

De même, dans l’étude de la Torah, lorsqu’une personne s’efforce de comprendre son sens intérieur, elle peut alors se connecter au nombre divin 1820 = 70 × 26, appelé Sod Havaïa (les secrets de la Torah), les 32 sentiers de la sagesse (Sefer Yetzirah 1:1). Ceci est suggéré par:
26+27+28+...65 = 1820

Observons maintenant où 1820 apparaît pour la première fois dans √2.

le nombre 1820 apparaît en premier au 141ᵉ chiffre décimal de √2
86046476631832661165182067501204766991098721
 ^ <-- 5804ᵉ chiffre

Remarquez l’étonnante séquence qui se manifeste :
83-26-611-65-1820-67
Entre 83 et 67 (Kéter–‘Hokhma et Bina) apparaissent :
26=Havaïa (Tiferet)
611=Torah
65=A-donaï (Malkhout)
1820=secrets de la Torah

La séquence entière contient davantage d’informations, et la division 611/65 peut également être décomposée en 61/165, soit Ayin/Nekoudah (Œil/Point), faisant allusion à Kéter et ‘Hokhma.

C'est une séquence merveilleuse.

Notons que Havaïa (le Tétragramme) est la source de toute sagesse et compréhension, et se manifeste principalement à travers Tiféret. Il en va de même pour la Torah : elle est notre sagesse et notre connaissance lorsque nous l’intégrons correctement dans notre cœur.

Observons que les indices premiers de 37 et 73 sont respectivement 12 et 21.
1221 = חכמה בינה תפארת (Hokhma, Bina, Tiféret) en guématria ordinaire, et 51 en petite guématria.
Le point central de1221=611=Torah
Le point central de51=26=Havaïa

En utilisant le milouï (expansion des lettres) suivant, on arrive à 2700, et avec le kollel :
חית כף מם הי     בית יוד נון הי     תיו פא אלף ריש תיו

Autre – Binah et l'Épouse

Nous sommes créés à l’« image de D.ieu » (Genèse 1:27), pour ainsi dire. Ainsi, nous créons aussi des mondes. Car « chaque être humain est comme un monde entier » (Mishna Sanhédrin 4:5).

La femme est le Beit (בית) et, de même, « D.ieu a doté la femme d’une Binah supplémentaire par rapport à l’homme » (Talmud Nidah 45b).

Lorsque tout se déroule bien, le Youd de l’homme איש entre dans la femme אשה. En effet, la lettre Hé possède une porte et un Youd a l'intérieur. Ainsi, le Youd de l’homme doit entrer dans la femme, passer par la porte, et alors la femme devient enceinte du Youd. La ‘Hokhmah (Sagesse) entre dans Binah (Compréhension), et Binah la développe, l’élabore et construit à partir d’elle. Cela se produit tant sur le plan physique que mental.



Le Youd est la ‘Hokhmah (Sagesse). Ainsi, la pénétration au moyen de la lettre Vav (Yesod) sert à porter le Youd qui se trouve à son extrémité. C'est ainsi que cela se fait physiquement, mais c'est également le cas mentalement. C’est pourquoi il est très important d’entretenir des pensées de kédoucha (sainteté) appropriées lorsque l’on est avec son épouse, car cela influence grandement les lumières attirées d’en haut. Ce sujet pourrait être développé longuement. Une illustration simple mais profonde se trouve dans la lettre Beit. Le point à l’intérieur est le Youd ; de même, lorsque le Beit est écrit en toutes lettres : בית. Car le Youd est situé à l’intérieur de la maison, à l’intérieur du Beit.

La première lettre, Beit, indique que c'est intime, que c'est à l'intérieur — une maison. La dernière lettre, Tav (ת), montre qu’il est censé avoir un but, une tachlit (תכלית), Ensemble, elles forment le mot Bat בת qui signifie « fille ». Quand remplit-elle son rôle ? Quand elle a un mari qui apporte la ‘Hokhmah, le Youd, dans la maison. L’homme est censé accomplir sa fonction non seulement par le lien intime, mais aussi en apportant la lumière de la Torah dans la maison[5].

Autre – Le Mikvé

Selon la Kabbale, les lumières du Mikvé correspondent au Yesod d’Imah (la « matrice » de Binah, pour ainsi dire). C’est le secret de l’adage talmudique : « un converti est comme un nouveau-né » (Talmud, Yevamot 22a). Car lors de l'immersion dans le Mikvé, il entre dans les lumières spirituelles de Binah et en ressort. De même, quiconque se repent et s’immerge dans un Mikvé entre dans les lumières de la Binah et en émerge comme un nouveau-né.

C'est parce qu'à l'intérieur du Mikvé, en prenant la résolution de s'améliorer, il se connecte jusqu’à la Keter [la Couronne] et s'annule dans ses lumières divines. Keter correspond au saint Nom « É-héyé » — « Je serai ». Car lorsqu’une personne décide de devenir meilleure, elle dit et se connecte au « Je serai » de Keter.

Et même si l'on trébuche de nombreuses fois, il ne faut pas abandonner. Plutôt, « Je serai que Je serai » (Exode 3:14), il faut essayer encore et encore.
(Lorsque Moïse demanda à D.ieu : « Quel Nom dois-je dire aux peuple d’Israël ? », D.ieu lui répondit : « Je serai que Je serai », c’est-à-dire : dis-leur que cette mission provient de l’Ein Sof [l'Infini], de la Couronne (Keter), de la manifestation de la vérité, etc.)

Autre – La Grossesse du Monde

Le mot hébreu בראשית (Bereisheit) forme les lettres א בתשרי (le 1er Tichri), qui correspond à Rosh Hashanah (le Nouvel An). Dans la liturgie de ce jour apparaît l’expression énigmatique : היום הרת עולם (« Aujourd’hui est la conception/Grossesse du monde »). Nous avons vu qu’il y a une grande part de vérité dans cette affirmation.
הרת עולם = 751 guématria = somme totale des facteurs premiers de Genèse 1:1 (voir la section « Premier Central »). Ce nombre apparaît pour la première fois dans Pi à partir du 47ᵉ chiffre (Nekoudah Emtsait, petite gematria).

Autre – Le But de la Création

Dans « La Voie de D-ieu » (ch. 2) du maître kabbaliste R. Moshe Chaim Luzzatto :
« Le but de D.ieu dans la création était d'accorder Son bien à un autre... Puisque D.ieu a désiré accorder le bien, un bien partiel n’aurait pas été suffisant. Le bien qu’Il dispense devait être le bien ultime que Son œuvre puisse recevoir. Or, seul D.ieu est le véritable Bien ; par conséquent, Son désir bienfaisant ne pouvait être satisfait tant qu’Il ne conférait pas ce Bien même, à savoir le bien véritable et parfait qui réside dans Son Essence intrinsèque. »

La guématria de ‘Hessed/bonté = 72 = 73 − 1 (חסד)

Ohr Ein Sof (« Lumière Infinie ») est la manière dont nous essayons de concevoir l’influence infinie de D.ieu, son amour et son unité absolue. Le ‘Hessed est en effet ainsi, mais il porte déjà l’idée « de donner », qui découle de l'amour véritable. Car l’amour relie l’un à l’autre, unit deux êtres et diffuse le bien vers autrui.

Cela est à l’opposé de ce que la plupart des gens appellent aujourd’hui « amour » ; ils le définissent plutôt comme : « HAV » [donne], apporte-moi, « ce que j’en retire », « c'est bon », « elle est belle, j’aime la regarder », « c’est amusant, j’adore », c’est-à-dire le plaisir ou le divertissement que l’on reçoit. Or, l’amour authentique est un lien et une influence orientée vers l'extérieur et pas seulement vers l'intérieur : c'est une unification.

Donc oui, nous pouvons voir que l’Étoile 73 correspond en réalité au ‘Hessed, 72, entourant le Point Central (CP). Lorsque ce point central se trouve dans son état infini, il est « 1 » ; mais il s'agit de YOUD qui possède déjà le potentiel de se déployer en 10, la valeur complète du Youd, et non seulement un petit Youd.

Ainsi, l’Étoile de 73, ‘Hokhmah (Sagesse), est constituée du ‘Hessed 72 qui l’entoure parfaitement, avec le Youd en son centre.

Si l’on considère le Youd comme 10, bien qu’il ne soit qu’un simple point — car en tant que Youd, il est à la fois 1 et 10 — on obtient alors :
72 + 10 = 82 , la petite Gematria de Genèse 1:1

Ainsi, nous avons l’expansion de la lumière infinie, semblable au Hessed (bonté), qui continue de s’étendre sans fin, sans frontières ni définition. C’est donc comme « 72 » et « 0 », c’est-à-dire le ‘Hessed à l’état pur (le ‘Hessed et la couronne initiale, puis avec le Youd initial, le petit Youd, 1), 0 puis 1. Donc, nous avons maintenant « 72 » et 1, ce qui donne Hokhmah (Sagesse), 73, mais ce n’est pas encore développé en 73 existant comme un véritable yesh mamash (« être réel »), puisqu’elle est encore contenue dans un unique point.

Le 1 représente Hokhmah, tandis que le 0 = le néant (ayin) représente Keter. Ensuite, cela se déploie en 10 Sefirot. Ce sont Hokhmah et Binah travaillant ensemble pour construire cette maison des Sefirot ; ainsi, le Beit est déjà en train d’être construit. Nous avons donc le Hessed et le Youd qui s’est développé jusqu’à 10. À ce stade, nous avons 72 + 10, soit 82, la maison de pensées qui s’apprêtent à sortir de l’état de « pensée » pour entrer dans celui de « parole », Peh-Beit.

Observez également que 2701 est le REFLET MIROIR de 1072
1072 = 1000 + 72 = le nombre-couronne de 72 (Hessed/bonté)
(1000 + le nombre est ce que l’on appelle le « nombre-couronne ».)

1072 est la couronne de ‘Hessed (bonté) et la couronne manquante de ‘Hokhmah (1073−1). Ainsi, 1072 représente, à mon avis, le lien entre les deux, car il permet au ‘Hessed d’exister pleinement dans la couronne indéfinie. Mais lorsqu’il s'effondre et se traduit par la méthode de la somme des milliers, il devient « 73 », qui correspond à ‘Hokhmah, avec tout ce qui est associé à ces processus.

2701 est le 73ᵉ nombre triangulaire, dont le périmètre est de 216 points (Guevourah). Or, 216 = 3 × 72, c’est-à-dire que les 3 côtés du triangle ont chacun 72 points (sans chevauchements).

Car, la création consistait à restreindre le « ‘Hessed » infini par Guevourah, en établissant des limites - « sheamar l’olamo dai » (737) - afin que la création d’êtres finis comme nous soit possible.

La somme des milliers de 2701=2+701=703
La somme des milliers de 1072=1+072=73
Remarquons aussi que : 1072 = 16 × 67

À cet égard, 16 = 10 (Youd) + 6 (Vav) de manière très claire. C’est le Youd qui émane de la Couronne (Keter), tandis que le Kav (Vav) représente le prolongement du flux. Ce processus est donc très significatif. Ainsi, 67, qui est Binah, est évident ici.

Ainsi, 1072 semble « crier » : « Je veux agir ! ». Il veut construire, non pas rester en l’état, mais plutôt « s’effondrer » et se restructurer, donner naissance à Chochmah = 73.

Il semble que Genèse 1:1 corresponde à la phase de gestation du monde ; il se développe alors au sein du Ra‘hamim (la Miséricorde), puis se prépare à s’accomplir et à « sortir » pour se déployer, s’étendre à des arbres, des animaux, etc. Tout est donc déjà à l'intérieur, comme un bébé[5].

Et la terre...

Les deux derniers mots de Genèse 1:1 sont « Et la Terre » (ואת הארץ).

« Et la terre » ואת הארץ enseigne que 82 et 73 font partie du même processus, l'un étant la graine 73 qui grandit pour devenir 82, ce qui fait écho au premier verset (un devenant 10, c'est-à-dire 73 → 82).

Les gématries ordinales procèdent ainsi :

ואת הארץ = 73 ordinale régulière

ואת הארץ = 82 ordinale par défaut (avec grandes lettres finales)

ואת הארץ utilise la petite gématrie de 28 pour refléter les 28 lettres du premier verset, tandis que ואת הארץ = 7 lettres, pour refléter les 7 mots. La gématrie 703 reflète le 2701 régulier en utilisant la gématrie du Triangle 37 et du T73, les nombres premiers, l'inversion des chiffres, etc.

C'est donc un système d'auto-définition, d'inversion et d'écho, le tout provenant du champ unificateur qui est également explicitement ancré en cela.

Les 6 premières lettres ואת האר = 613 disent à l'âme d'être juste et de définir les 613 racines que le Tzadik doit accomplir lorsqu'il est placé sur ce plan ואת הארץ et la dernière lettre ץ (appelée « Tzadik ») est pour la personne juste. Il y a beaucoup de choses à aborder ici. Ainsi, 703 – 90 = 613, ancré dans les lettres elles-mêmes et leur histoire.

Revenons au concept de « 67-83-165 » (comme précédemment dans Pi, la première apparition de 165 est : « 67-83-165 »). C'est une construction profonde. Vous voyez, 67 ne commence pas sans que 73 ne soit déjà en position. C'est pourquoi il s'agit de : 83-165 comme une seule interaction duelle qui tire l'interaction entre ces limites du processus de Binah, de sorte que l'on peut le lire ainsi : Binah définit le PC (Point Central) du Point initial (tout à partir de définitions préexistantes en tant que germe ou définitions fondamentales).

Binah 67 définit 83 comme PC de 165 = Nekudah. Où 83 utilise des définitions issues du premier verset lui-même avec son kollel (+1), dans sa formation plus semblable à une graine, c'est-à-dire la petite gematria. Il y a encore beaucoup à explorer par la suite[5]..

Point central de la Genèse
En examinant la structure du point central de Bereisheit = 913 :

913->457->229->115->58

58 est le point central final. C’est la guématria de « la pierre » (haEven, האבן) ainsi que de « faveur » (‘Hen, חן), comme nous l’avons déjà vu.

La SOMME de cette séquence est :
913+457+229+115+58=1772 dont la somme des milliers = 1 + 772 = 773 "Even HaShtiyah" (la Pierre de Fondation).

Le PRODUIT de la séquence est :
913×457×229×115×58
=637306420630
À cet emplacement dans Pi apparaît :
Chiffres de Pi à partir de la position: 637306420630
976175917024680992073515395499042181474356827887
 ^ <-- 637306420630e chiffre de Pi
(1702 est le nombre-couronne de Shabbat)

La séquence CONCATÉNÉE est :
91345722911558 = 2 × 37 × 1234401660967
La somme des milliers de 1234401660967 est: 1+234+401+660+967=2263 = 2263 = 31 × 73 (אל×חכמה) (E-l × ‘Hokhmah, Sagesse divine)
À cet emplacement dans Pi apparaît :
Chiffres de Pi à partir de la position: 1234401660967
152885643860522448582712289276868484202659186542438
 ^ <-- 1234401660967e chiffre de Pi
4386052 = 22 × 913 × 1201 (BeitBeit×Bereisheit×Centroïde de T73)

Tous ces nombres sont liés au point central de la création.

La somme des milliers de 4+386+052= 442 = 26 × 17
C’est le Nom Havayah (le Tétragramme) en guématria (26) multiplié par la petite guématria de Havayah (17), la véritable signature de Havayah, à laquelle s’ajoute un « E‘had » (Unité) ou un « kollel », issu de la signature « Emet » (Vérité), soit 441 + 1.

Ce nombre est d’une importance inégalée, et nous avons à peine effleuré la surface de ce qui doit être abordé.

Et tout cela est enfoui sous plus d’un billion (1012) de décimales de Pi. Wow !!

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notes
  • [1] Voir Shaarei Kedusha par Rabbi Haïm Vital, Partie 3. Disponible sur: dafyomireview.com/shaarei_kedusha.php  
    Concernant le fait que Keter soit comptée comme la première Sefirah lorsqu'on se réfère à un processus, et Hokhmah comme la première lorsqu'on se réfère à l'actualisation, voir Daat Elokim, cours 3 par le Rav Ephraim Goldstein:
    https://kesertorah.org/shiur/daas-elokim-kabbalah/
    Il explique également dans cette série que Keter, Hokhmah et Binah s'apparentent respectivement comme la volonté, l'idée et le plan retour au texte
     
  • [2] En effet, nos Sages ont enseigné que la lettre initiale Beit est fermée de tous les côtés sauf vers l’avant, pour nous enseigner qu’il ne faut pas chercher à comprendre qui existait avant Bereishit (la Création), car cela est impossible à comprendre et ne fait que nuire à la personne. Voir le Midrash Genèse Rabba 1:10   retour au texte
     
  • [3] Partout où l’on trouve Hokhmah (sagesse), on trouve aussi Binah (compréhension), à l’exception de la Hokhmah initiale, le Yesod (fondement) de tous les Yesodot (fondements). La Nekoudah (point) abstraite est comparable à Hokhmah pure, mais le nom Nekoudah lui-même est composé de lettres, et la valeur numérique 165 n’est pas un nombre premier. En effet, pour avoir une Nekoudah, il faut des définitions, ce qui nécessite Binah. Ainsi, la racine de la racine du concept de Nekoudah est le seul endroit où la Hokhmah existe dans sa pureté, sans l'action préalable de Binah.

    De même, partout où l’on trouve Binah, on doit aussi trouver Hokhmah, car Binah ne peut pas fonctionner sans Hokhmah : elle a besoin de la matière, des points, des éléments de base avec lesquels bâtir. Tandis que la Khokhmah peut exister seule, et lorsque l’œuvre de la Binah est achevée, la Hokhmah demeure, comme dans les notions de Zikaron (mémoire) et de Zakhar. La Binah, quant à elle, a besoin d’un développement continu pour rester active. C’est pourquoi Hokhmah et Binah forment un couple que l’on trouve toujours ensemble, sauf dans l’exception mentionnée ci-dessus (selon Oren Evron).   retour au texte
     
  • [4] la Torah écrite est plus proche de Hokhmah (sagesse), tandis que la Torah orale est plus proche de Binah (compréhension). En effet, Hokhmah correspond au Youd (י), lequel est associé aux yeux, tandis que Binah correspond au premier Hé (ה) du Tétragramme, associé aux oreilles. Les yeux perçoivent une image globale en un seul regard (comme on dit : « une image vaut mille mots »), tandis que les oreilles ne peuvent entendre qu’une seule chose à la fois. C’est pourquoi la Torah orale n’est pas destinée à être mise par écrit, mais à être transmise oralement.   retour au texte
     
  • [5] heard from Oren Evron   retour au texte
     
  • [6] Dans ce sens, le Beit de Bereishit représente la maison et la frontière de la Création, telles que fixées par le nom Sh-adaï (737). Intéressamment, le mot Beit écrit en toutes lettres (בית) a pour valeur numérique 412, et lorsque ce nombre apparaît pour la première fois dans les décimales de π (Pi), il est immédiatement suivi de 737
    le nombre 412 apparaît en premier au 296ᵉ chiffre décimal de √2
    6648213393607260249141273724587006606315588
     ^ <-- 296ᵉ chiffre

        retour au texte
     
  • [7] Comme ci-dessus, l'expansion des lettres (Milouï de-Milouï) du mot « Mitzvah » (commandement) est : מם מם צדי דלת יוד ויו יוד ויו הה הה.
    J'ai montré cela à Oren Evron et il m'a montré de nombreuses Gematrias importantes qui découlent du mot « Mitzvah ».

    Jetons maintenant un regard à travers cette vaste nouvelle porte qui vient de s’ouvrir. Car telle est la voie de la sagesse divine : chaque porte qui s’ouvre conduit à des questions plus grandes et plus profondes. Nous retrouvons ce phénomène également dans la science, en particulier en physique et en microbiologie.
    • Le milouï régulier est 216 = Guevourah, le monde ayant été créé en utilisant Guevourah, qui en fixe les limites et les définitions.
    • Le Meshoulash (guématria triangulaire) vaut 676, qui est le point central du point central de 2701, tandis que 2701 possède un périmètre de 216, c’est-à-dire la valeur du milouï de Guevourah.
    • Le milouï avec les lettres finales (sofiot) est 776, soit Nekoudah Emtzaït (le point central).
    • Le Milouï de-Milouï vaut 802, comme mentionné précédemment.
    • Le « lifney » (les lettres précédentes) est 119, soit עיגול (cercle). Il dérive donc du cercle.Le « lifney » (les lettres précédentes) est 119, soit עיגול (cercle). Il dérive donc du cercle..
    • Les lettres « acharey » (les lettres suivantes) donnent 1313, soit 314 en somme des milliers. Le millier doit revenir à 1 pour former 314, ce qui constitue à nouveau une allusion au point central (CP) et à la couche extérieure.
    • L’Atbash est 185 = 5 × 37, soit la lettre Hé (ה) × par la valeur ordinale de Hokhmah, ou encore hevel (souffle, vapeur), ce qui fait allusion à la grossesse.
    • Le katan (petite guématria) = 24, un nombre associé à la complétude et à la beauté.
    • La valeur ordinale de Mitzvah est 42, correspondant au Nom divin de 42 lettres, associé au jugement rigoureux.
    • Le Milouï de-Milouï a une petite guématria de 109, soit עגול (agoul, circulaire), ainsi qu’un milouï ordinaire de 2913, correspondant à Beit Rabatit + Bereishit. Les positions ordinales des lettres totalisent 248 = רחם (re’hem, matrice), ce qui évoque à nouveau la grossesse et la miséricorde (Rahamim).
    • L’Atbach est 1118, la valeur du verset « Shema Israël ».
    Ok, le mot « Mitzvah », dans ce type de Milouï, apparaît comme extrêmement fondamental dans la Création. Cela a beaucoup de sens, car ce monde est celui où les êtres humain peuvent accomplir des mitzvot. Nous avons le libre arbitre. Les mitsvot n’auraient aucun sens s’il n’existait pas de libre arbitre.   retour au texte
     
  • [8] 271 est la guématria de « Herayon » (הריון, grossesse). Fait intéressant, la grossesse humaine dure environ 271 jours. La constante mathématique e = 2,71... (le nombre d'Euler) est ainsi principalement liée à la croissance, c'est-à-dire à une expansion au fil du temps, comme le processus de la grossesse.   retour au texte
     
  • [9] Voir Shaarei Kedusha, Partie 3, Porte 7 : « Tanna D'Bei Eliyahou (le prophète Eliyahou) enseigne : (dit D.ieu) Je prends à témoin le ciel et la terre : qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, d'un Juif ou d'un non-Juif, d'un esclave ou d'une servante, chacun selon ses actes, le Roua'h HaKodesh (l'Esprit Saint) résidera sur lui. » Fin de la citation.   retour au texte
     
  • [10] Concernant la raison pour laquelle 271 et 1201 partagent le même chiffre « 1 », j'ai posé la question à Oren Evron, et voici sa réponse :
    Je pense que c'est très simple :
    271 est un hexagone centré autour d'un Point Central, c'est-à-dire 270 autour de 1.
    1201 est le point central de la distance de 2701 à chaque sommet du Triangle 73.
    Je pense donc que le partage du "1" de 271 avec le chiffre 1 du nombre 1201 signifie que cette « grossesse » se déroule à l'intérieur du Triangle 73, partageant le même Point Central de la création.

    Cet hexagone de 271 est l'hexagone de l'Étoile 541, comme tu le sais. Cela signifie que la création a commencé avec la pensée de la kédoucha (sainteté) d'Israël en tant que Réchit (« commencement »), la graine.

    D.ieu a créé le monde afin qu'Israël devienne un goy kadosh (« un peuple saint »).   retour au texte
     
  • [11] J'ai eu une correspondance éclairante avec Oren Evron au sujet de Pi et √2. La voici :
    Oren : Le point initial provient du néant (Keter), et c'est le premier élément de construction, à partir duquel tout peut être construit : un point.
    (Moi : comme le suggère le verset : ..וְהַֽחָכְמָה מֵאַ֣יִן תִּמָּצֵ֑א וְאֵ֥י זֶ֜ה מְק֣וֹם בִּינָֽה — « Mais la Hohkma-sagesse, où se trouve-t-elle (de Ayin) ? Et où est le lieu de Binah ? » Job/ Iyov 28:12. La sagesse vient de 'Ayin' (néant) », où Ayin (« néant ») fait allusion à Keter.)

    C'est là la 'Hokhmah (Sagesse) ultime, où Binah n'a encore accompli aucun processus de création, à moins qu'il n'existe déjà Binah et 'Hokhmah antérieures même à la création du Point, ce qui dépasse la compréhension de la plupart des êtres humains.

    Or, 141 est la guématria de אפס - Éfès, qui signifie néant, indiquant que la 'Hokhmah (Sagesse) provient de l'Éfès. Cela est vrai au sens littéral, figuré, physique, théorique et géométrique.

    Ainsi, 141 est également √2 (la racine carrée de 2), c'est-à-dire de ce « 2 » que D.ieu a choisi de placer comme toute première lettre de la Torah, et qui est aussi le seul nombre premier pair, le premier nombre premier qui n'est pas le premier ultime, à savoir « 1 ».

    Cela signifie donc, à mon avis, que √2 a beaucoup à voir avec Keter-COURONNE. Il ne provient pas directement de 'Hokhmah elle-même, mais plutôt de la Couronne au-dessus/antérieure à celle-ci. Comment le sais-je ? Parce que le Ramban et d'autres commentateurs expliquent que la première lettre Beit est la couronne de Bereishit (qui est 'Hokhmah). De plus, 141 est la guématria de אפס – Éfès (« néant »), et √2 commence précisément par 141...

    À présent, qu'en est-il de Pi ?

    Eh bien, l'existence de Pi requiert d'abord deux définitions, puis Pi est défini comme le rapport entre elles. Il faut d'abord définir le point central et un point sur le cercle extérieur. Ce n'est qu'alors que l'on peut définir le rayon ou le diamètre, puis construire la couche extérieure, c'est-à-dire la circonférence, en utilisant Pi. Ainsi, Pi ne peut exister sans ces définitions préalables.

    MAIS : le Point lui-même est principalement lié à Pi, car le Point a beaucoup à voir avec un cercle, et cela conduit à l'idée qu'il existe deux sortes de points, comme cela est écrit dans la Kabbalah.

    Ainsi, concernant les Séfirot, qui sont des sphères, Pi doit déjà être présent. Cela signifie que Pi est lui aussi un processus, et non simplement une définition en soi. Il dépend d'autres définitions préalables, tout en appartenant à un monde antérieur à presque toute — voire toute — capacité de compréhension humaine.

    Cela signifie que Pi est lié à Binah, car il construit indéfiniment la circonférence du cercle. En un sens, il maintient Binah perpétuellement active, alors que Binah est censée « disparaître » une fois le réceptacle (keli) créé et que le processus du CPU terminé. Il ne devrait alors rester qu'une structure autonome, qui devient 'Hokhmah. Mais cela est impossible avec un cercle ou une sphère, car c'est infinie/sans fin. Ce n'est que dans le monde physique qu'il y a une fin à cela, et cette fin est celle que D-ieu décide de fixer. C'est le sens du Nom Sha-daï, « Celui qui a dit à Son monde : “Daï ! (Assez !)” » (Sheamar Le'olamo Daï).

    Ainsi, Pi est Sh-adai au sens littéral, figuré et géométrique, et constitue une structure Binah dans sa forme pure, et il engendre, dans le monde physique, les structures de 'Hokhmah les plus parfaites, capables de recevoir et d'extraire de la manière la plus efficace possible.

    Je pense aussi que c'est pourquoi l'organe féminin qui donne la nourriture — c'est-à-dire qui soutient la vie du bébé — a l'apparence d'un cercle avec un point au centre, d'où le bébé reçoit la vie, le lait depuis le « point central ». Celui-ci lui transmet la miséricorde ('Hessed), issue du sang, qui représente la Guevourah (la rigueur/justice). C'est le processus de Binah chez la femme : transformer la Guevourah en miséricorde. (Notons que le mot hébreu pour « sein », שד (shad), s'épelle comme Sh-adaï ; voir, par exemple, Shir HaShirim 8:1.)

    Ainsi, Pi provient de la Couronne (Keter) mais pas directement, puisqu'il requiert d'abord le Point. Or, comme indiqué, il existe deux sortes de Points. Pi relève donc à la fois de 'Hokhmah et Binah, tandis que √2 est davantage associé à la Couronne. Cependant, puisqu'il s'agit d'un processus de « racine carrée » et qu'il dérive de « 2 » (qui est déjà construit à partir de deux fois « 1 »), ce n'est pas de la Couronne pure ; c'est aussi une définition de 'Hokhmah que l'on peut utiliser pour construire, mais c'est aussi infini, et le processus de Binah se poursuit donc.

    Moi : « Les Séfirot sont des sphères. » As-tu une source pour cela ? Par ailleurs, pour clarifier : tu dis que 141 renvoie principalement à Éfès (le néant) plutôt qu'à Mitzvah ?

    Oren: J'ai lu cela quelque part et je l'ai également entendu récemment dans un cours donné par un rabbin renommé, qui affirmait que cela est enseigné dans la Kabbale.

    Cela signifie que Pi est plus fondamental que la création des Séfirot. Autrement dit, il faut « Pi » pour qu'il puisse y avoir des Séfirot, à moins que la forme même des Séfirot apparaisse après qu'une certaine définition initiale se soit déjà établie dans la réalité.

    En effet, le fait de se « séparer » de la totalité de la lumière infinie implique qu'une forme de définition « autre » doit apparaître. Or, la définition la plus fondamentale, celle qui semble nécessaire avant toutes les autres, est celle du « point » - et puisque Pi semble nécessaire à cette définition — du moins lorsqu'il s'agit de points circulaires — il s'ensuit que Pi précède les Séfirot.

    Cependant, il existe aussi un point qui n'est pas circulaire. Il s'agit plutôt du concept le plus élémentaire de « quelque chose », qui n'est pas encore un « quelque chose » au sens concret (mamash). Il a 0 dimension, n'occupe aucun espace, et constitue ainsi le stade le plus fondamental de l'existence avant toute forme de définition spatiale, etc.

    Deuxième question : Oui, il s'agit de Mitzvah bien sûr. Ces choses doivent être corrélées, et elles le sont. Le mot Mitzvah dérive de Tzevet (« joindre », « unir ») : elle unit la personne à Dieu, lui conférant ainsi une couronne de kedushah (sainteté). Ainsi, la mitzvah ramène la personne à la racine de l'unité, à 2, la « racine de 2 » (√2), , ce qui est assez étonnant.

    Il n'y aurait pas de « mitzvah » s'il n'y avait pas de « 2 », et l'acte lui-même requiert le Daat (la connaissance) de la Torah, qui a été acquis par Binah et 'Hokhmah. Son accomplissement unit ensuite « 2 » au cœur de l'être. À titre d'image, de même que la racine d'un arbre est la source de sa vitalité et de sa stabilité, la mitzvah relie l'homme à la racine même de l'unité.

    Suite à ce que nous avons écrit sur la mitzva qui unit les « 2 », posons maintenant la question suivante : où réside le jugement ou la qualité d'une mitzvah ? Est-ce dans l'action ? Dans la parole (qui est elle aussi une forme d'action) ? Dans la pensée ? Ou bien réside-t-elle dans la volonté elle-même ?

    C'est principalement centré sur la volonté, sur le RATZON, c'est-à-dire Keter (la volonté correspondant à Keter) !!!

    Autrement dit, lorsqu'une personne désire véritablement accomplir une mitzvah, cette volonté traverse les mondes jusqu'à parvenir au monde d'en-bas - l'Assiyah (l'action), où la mitzvah est finalement accomplie. En revanche, si sa volonté est moins forte, cela pourrait ne pas se faire. Et si sa volonté est forte mais que des circonstances extérieures l'empêchent d'accomplir la mitzvah, au point qu'elle lui soit impossible, alors, dans le Shamayim (les Cieux), c'est comme si elle l'avait accomplie.

    Ainsi, une fois encore, la mitzvah réside principalement dans Keter, elle est la racine de « 2 », qui constitue la couronne de Bereisheit, c'est-à-dire de 'Hokhmah. Elle unit le « 2 » : la personne avec D.ieu.

    La mitzvah fait de l'homme un Beit HaMikdash (Temple), un Beit (« maison »), un lieu où la Shekhinah (Présence divine) peut résider.

    C'est tellement profond et pourtant si simple et élégant, c'est tout à fait fascinant pour moi. B"H Baruch Shemoh.

    Moi: tu as écrit: "it will break though the worlds until it comes to Asiya". Do you mean "until it comes to Keter"?

    Oren : En résumé : Non, c'est l'inverse. La volonté se trouve « là-haut ». Est-elle forte ? À quel point ? Est-elle plus forte que les autres volontés ? Comme la volonté d'aller dormir ? La volonté de manger, etc. ? Quelle est la puissance de cette volonté ? Est-elle plus forte que « qu'en diront les gens autour de moi » ? Etc.

    Une fois que la volonté est suffisamment forte — par exemple, lorsque la volonté de s'attacher à la vérité (à D-ieu), quoi qu'il arrive, devient plus forte que toutes les autres volontés de la personne — alors cette volonté allume la Séphira de Hokhmah si puissamment qu'elle illumine toutes ses autres Séphirot du monde d'où provient cette volonté (cela varie d'une personne à l'autre, chacun selon la racine de son âme).

    Ensuite, le test est la Malchut du monde suivant : sera-t-elle assez forte pour gouverner les volontés qui s'y trouvent ? Si oui, la Malkhout du monde précédent contrôle la Keter (Couronne) du monde suivant et lui transmet un « ordre venu d'en haut » de se conformer au Keter Elyon (la Couronne Suprême). Celle-ci s'embrase à son tour, et ainsi de suite, de monde en monde, jusqu'à atteindre le Olam Assiya (notre monde).

    Et si la volonté qui provient de la Malchut (qui elle-même venait de la couronne initiale, etc.) arrive à la couronne d'Asiya et reste assez forte pour surmonter les volontés de ce monde, le monde d'Asiya... alors elle se réalisera dans ce monde-ci, à moins qu'il n'existe un empêchement venant du Ciel (Shamayim) pour une raison quelconque. Et les raisons peuvent être nombreuses.

    Moi : Comment sais-tu que « Beit » de Bereisheit est Keter ?

    Oren : Eh bien, le Lashon HaKodesh (l'hébreu) montre aussi qu'il s'agit de Keter, sans pour autant exclure que ce soit aussi Hokhmah sous un autre aspect. Regarde le mot: בראשית (Bereishit). Tu vois bien que la première lettre (ב) ne fait pas partie du mot lui-même, mais qu'elle est plutôt un préfixe qui signifie « à l'intérieur ». Cependant, comme la lettre elle-même ne fait pas partie du mot, elle est en quelque sorte comme « suspendue » au-dessus du mot, et non à l'intérieur. Au-dessus de quoi ? Au-dessus de ראש-ית (Reisheit). Nous y voyons le mot Rosh (« tête »). Or, la couronne se trouve au-dessus de la tête. Et si le point central à l'intérieur de la tête, qui est Daat, est dans la Kedoushah (sainteté), alors Keter est illuminé. Il est donc très évident qu'il s'agit de Keter. Cependant, Keter illumine immédiatement Hokhmah dans la tête, et à partir de là, l'ensemble des Sephirot. Ainsi, je pense — dans un sens plus profond — que ce Beit est Keter, ou principalement Keter.

    Moi : C'est tout de même étrange, car les mondes supérieurs et les Séphirot sont entièrement spirituels, ce qui implique l'absence de frontières ou de limites. Or, π (Pi) représente précisément une frontière, une circonférence, ce qui semble être une propriété des réalités physiques. Que fait donc π dans les phénomènes spirituels ? La Nekoudah (point), la Nekoudah Emtza'it (point central), le Igoul (cercle) — tout cela n'est-il pas seulement des analogies servant à décrire des réalités spirituelles ?

    Oren : Eh bien, Pi n'est pas exactement la frontière elle-même, mais il définit plutôt la frontière parfaite infinie conformément au Point Central et à la définition de « l'espace » entre eux. À un point où l'espace est infiniment petit, de sorte que tout s'effondre en un seul point sans dimensions, Pi agit de la même manière que précédemment, sauf que la distance est de 0, et non seulement les dimensions des points eux-mêmes.

    Ainsi, Pi est lui aussi une chose spirituelle : c'est une « pensée », une définition que D.ieu a décidé de créer et d'utiliser pour définir d'autres choses. C'est donc une structure de 'Hokhmah servant à construire d'autres structures. Mais cette structure n'est pas finie pour nous, les êtres humains ; c'est une structure infinie, et par conséquent, elle apparaît comme un « processus ». Or, nous faisons l'expérience du temps ; nous ne pouvons donc jamais achever ce processus. De ce fait, Pi ressemble à une Séfira de Binah œuvrant sans fin. Toutefois, par rapport à l'Infini — au-delà de l'espace et du temps — tous les calculs infinis sont déjà accomplis, et Pi est pleinement révélé. Il ne dépend donc pas des calculs eux-mêmes, mais plutôt de la volonté du Créateur, qui choisit de le limiter ou de ne pas le limiter, selon Son désir.

    Une autre fois, Oren m'a dit :
    À mon avis, et j'ai de nombreux éléments sur lesquels fonder cette idée :
    Tout ce que D.ieu fait est parfait ; rien n'est fait en vain. Il est rapporté que lorsque Yehoshoua était sur le point de mourir, il s'adressa au peuple, et ils conclurent une alliance pour observer la Torah. Yehoshoua prit alors une grande pierre afin qu'elle soit témoin de cette alliance et qu'elle en garde la mémoire.

    Ce concept est aujourd'hui connu et utilisé comme mémoire dans les ordinateurs, par exemple avec les mémoires à cristal de quartz. Quoi qu'il en soit, même si cet exemple est extrêmement profond et qu'il y aurait beaucoup à explorer, je l'ai mentionné pour dire que Pi a été défini dès le tout de la création, dès que la volonté de D-ieu s'est manifestée pour faire émerger la Création du Néant à l'existence.

    Le rôle premier de Pi est donc lié à l'expansion et à la contraction du cercle et de la sphère. Mais Pi a également enregistré tout dans la création. Il fait partie de chaque chose créée, pas seulement de l'origine, ni uniquement du point initial ou des premiers cercles et sphères. Il est présent dans tous les mondes, dans toutes les Séfirot, dans toute forme de vie et de matière ; il en conserve l'information et en porte la mémoire.

    Ses chiffres sont comme une histoire, une histoire multidimensionnel à lire. Je ne serais pas du tout surpris si l'on découvrait que les chiffres eux-mêmes peuvent être agencées autrement que sur le rayon d'une ligne droite et que, lorsqu'ils sont réorganisés, de nouvelles informations se révèlent.

    Quoi qu'il en soit, c'est ainsi que je le vois : Pi est à la fois une fonction de la réalité et un « livre » contenant des informations, à l'instar d'un magnétophone.

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